une rencontre, un personnage

écrire et décrire un personnage

Notre première rencontre fut à l’image de Justine, spontanée et rocambolesque!

Je lisais le Monde, assis tranquillement à une table de café au centre de l’aéroport international de New-York, dans l’attente de ma correspondance pour Dublin, écoutant les annonces des vols en anglais. Ma table se trouvait face à ma salle d’embarquement.

Elle apparut soudainement par l’escalator. Elle m’éblouit par sa fraicheur, son sourire à peine marqué sur sa bouche, et dans ces yeux verts perdus dans un espace temps parallèle. Mon journal se posa sur la table et je portais à ma bouche ma tasse de café. Je souris, elle était tellement ailleurs qu’elle  ne vit pas la fin de l’escalator, réussit pourtant à ne pas tomber, et avec beaucoup d’élégance me dis-je. Cependant sa valise bleue à roulettes resta coincée, bloquant l’escalator. Je portais une nouvelle fois ma tasse à la bouche et bus une gorgée, amusé. Sans se départir du tout de l’incident provoqué et cherchant tout de même de l’aide du regard, elle resta un instant hésitante comme si l’escalator arrêté allait redémarrer comme par magie.

Jus pour ma part le temps de l’étudier! Elle était grande, élancée, dans son jean et son pull blanc, ses bottes marrons. Son écharpe assortie laissait échapper ses belles boucles  rousses ondulées, un de ces roux vénitiens à peine croyable.  Ces gestes étaient précis et aucun stress ne semblait poindre, malgré la situation. Une alarme se mit alors à retentir et au lieu de paniquer comme je l’aurais imaginé, elle éclata de rire, ses belles dents blanches illuminèrent son visage, au départ assez discrètement et ensuite franchement. Elle s’illumina d’interrogation et d’incrédulité.J’avais fini mon café, et l’heure de mon départ se rapprochait.

Elle finit par me remarquer. Elle me fixa de son regard vert intense, haussa les épaules, et nous avons alors éclaté de rire ensemble. Elle me rejoignit après s’être excusée auprès d’un technicien de l’aéroport qui venait d’arriver en courant et qui  arrêta l’alarme.

Je la regardais avancer d’un pas léger mais décidé, à l’image de son caractère que je découvrirais bientôt. Une fois à ma hauteur, elle me tendit une main, sans bague, sans rien. et elle me dit « Vous allez où? » « Dublin » lui répondis-je. « moi Toronto, enfin je crois ». elle s’assit à mes côté face à la même salle d’embarquement, me tendit la main « Justine Malher, scénariste », je vous offre un autre café? » lui réponds-je… un peu rapidement.

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